Envie de manger compulsive : Pourquoi j’ai des compulsions alimentaires ?

Pourquoi j’ai des compulsions alimentaires” voilà une question qui revient souvent ici sur le blog ! Vous savez ce genre de moment où vous avez l'impression d'avoir une envie de manger compulsive et incontrôlable ? On l'appelle parfois, crise, pulsion alimentaire, craquage alimentaire, etc. Et bien, c'est le sujet du jour, on va vous parler des causes des compulsions alimentaires

Les lignes que vous êtes en train de lire ne font pas partie d’un simple article comme vous avez souvent l’habitude de trouver sur le blog, Non, ici, nous avons fait un pas supplémentaire et nous avons décidé de consacrer un véritable dossier sur les compulsions alimentaires.

Pourquoi faire un dossier et non pas un article ?

Notre idée est simple : nous souhaitons vous donner le plus  d’informations possible sur le sujet afin que vous puissiez par la suite avoir un maximum d’outils pour vous faire évoluer, peu importe le degré d’obsession et de compulsions alimentaires dans lequel vous vous trouvez à l’heure actuelle par rapport à l’alimentation. 

Ce dossier est divisé en 3 parties : 

Dans la première partie, nous avons essentiellement parlé des troubles du comportement alimentaire, on vous a donné les différents types de diagnostics officiels, mais aussi notre point de vue quand le rapport à la nourriture est devenu complexe à gérer au quotidien. La conclusion de notre article précédent était que même si une personne sort du cadre des diagnostics officiels, à partir du moment où cette dernière est en souffrance avec la nourriture, il est nécessaire d’y prêter sérieusement attention. En effet, plus vite la personne aura pris conscience de la situation de souffrance dans laquelle elle se trouve, plus vite elle pourra mettre en place des actions concrètes pour sortir de cette situation souffrante.

Souvent, lorsque l’on se rend compte que l’on a un problème avec la nourriture, que l’on ressent comme une obsession ou une “addiction” à la nourriture, ou encore que l’on souffre de troubles du comportement alimentaires (TCA) nous faisons souvent l’erreur de nous concentrer sur notre manière de nous alimenter. On va passer au peigne fin toute notre alimentation et devenir expert en comptage de calories, en ce que nous devons manger ou pas, sur l’alimentation saine et équilibrée, les rééquilibrages alimentaires, etc. Pourtant, dans ce genre de situation, le problème est rarement dans l’assiette.

Aussi contradictoire que cela paraisse, la nourriture lors de TCA ou de compulsions alimentaires est seulement la partie émergée de l’iceberg. Pour parvenir à résoudre ces difficultés, il sera nécessaire de plonger un peu plus en profondeur pour explorer tout ce qui se cache en dessous, dans les profondeurs de votre corps, votre mental et de votre coeur. 

À travers son expérience avec de nombreuses personnes souffrantes de TCA et de compulsions alimentaires, Sandra a pu mieux comprendre ce qui se cachait derrière ces troubles. En vous partageant certaines de ses découvertes, on espère vous aider à mieux vous comprendre si vous êtes concerné et surtout à vous donner des clés qui vous permettront d’évoluer de façon positive. 

Dans cette deuxième partie du dossier “Envie de manger compulsive : Pourquoi j’ai des compulsions alimentaires ?” nous allons vous parler des causes principales de ces compulsions afin de vous aider à mieux comprendre ce qui se passe lors de ces moments incontrôlables face à la nourriture.

Note :

Évidemment, vous vous doutez bien que si notre programme d'accompagnement Libre de Manger dure entre 6 mois et un an, ici nous pouvons seulement résumer les points les plus importants. Au final il y a beaucoup à dire sur les compulsions alimentaires qui sont bien plus complexes qu’une simple histoire d’assiette d'où l'importance d'être bien accompagné(e) quand on n'arrive pas à s'en sortir :) 

Avant de commencer...

  • Une demande qui vient du coeur :

Vous n'imaginez pas le nombre de personnes qui souffrent avec la nourriture ! En 2019, ça n'a plus de sens de continuer ainsi, nous sommes dans une ère de bien être et nous avons le droit d'être Libre de Manger en paix sans se prendre la tête et sans toute cette pression de la société !  

Faites partie de ce mouvement plus positif envers soi et la nourriture pour nous aider à envoyer un message différent de celui des lobbies des régimes et de la minceur...

En partageant ce dossier, vous aiderez quelqu'un, peut-être même sans le savoir 

On compte sur vous <3 

C'est partie, parlons des vraies causes de vos compulsions alimentaires !

S’il y a bien un point commun que partagent toutes les personnes qui ont subi ou qui subissent encore les compulsions alimentaires , c’est le sentiment de frustration. Et oui, en accompagnant ces personnes, Sandra s’est rendu compte que systématiquement ces personnes avaient accumulé d’immenses frustrations dans leur assiette, mais surtout de manière plus globale dans leur vie.

C’est pour cette raison que dans ce dossier nous allons vous parler de : 

1) “frustrations alimentaires” liées aux “restrictions alimentaires”

2) “frustrations psychoémotionnelles” plus liées à la vie en général ou à la vision que l’on a de soi-même. 

Commençons donc par évoquer les frustrations alimentaires.

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Compulsions alimentaires liées aux frustrations alimentaires

Les restrictions alimentaires, c’est quoi ?

Très concrètement, on parle de “restriction alimentaire” à partir du moment où une personne élimine un aliment en particulier ou un groupe d’aliments de son alimentation au quotidien. 

Pour vous donner un exemple, les végétariens sont par définition en restriction alimentaire, car ils ont exclu toute consommation de viandes. Un autre exemple particulier serait un patient souffrant d’une maladie cardiovasculaire qui a souvent comme indication de réduire, voir éliminer le sel de son alimentation. Dans la plupart des clients que nous accompagnons que ce soit via le programme Libre de Manger ou les différents accompagnements de Sandra, on a observé que les personnes avaient souvent des restrictions alimentaires parfois même inconsciente liés à des règles alimentaires pour mincir. Vous savez les fameuses phrases “je n’achète pas de chocolat sinon je n’arrive pas à me contrôler” ou encore “je ne mange pas de pâte parce que ça fait grossir”, etc.

Et oui, dans tous les exemples ci-dessus, on observera dans la façon de s’alimenter le rejet d’une certaine catégorie d’aliment. Là où ça coince, c’est quand cette restriction amène à une frustration quelle soit mental ou biologique d’ailleurs. 

Manque biologique :

Si au moment de faire cette restriction votre corps ressent un manque en terme de nutriments ou de calories, votre corps vous donnera envie de manger des aliments qui combleront ce manque.

On vous donne un exemple classique :

Avez-vous déjà fait vos courses en mode "affamé(e)" ? A ces moments là, à quoi ressemble votre panier de courses ? 

Comme on est en manque d'énergie à ce moment, on va avoir tendance à vouloir acheter des aliments denses en énergie (en général du sucre et/ou du gras). c'est ce qui vous arrive, n'est-ce pas ?

Et bien, si vous êtes en restriction et que du coup vous ne mangez pas assez pour maintenir l'énergie dans votre corps pour qu'il fonctionne correctement, le processus sera la même, vous aurez des envies de manger, et en général à ses moments ce n'est pas de salade qu'on a envie ;)

Perception de manque

Parfois, c'est votre tête qui va jouer des tours...

Si votre tête voit la restriction comme une frustration, une limite ou encore le sentiment que ce n’est pas juste, vous pouvez être sûre que vous craquerez tôt ou tard, car le cerveau déteste être limité.

Dans ce cadre, j’aide mes client(e)s sur les frustrations mentales, sur cette perception de frustration. Par contre, pour les carences biologiques qu'on a vu plus haut, un(e) diététicien(ne) sera le professionnel le plus adapté pour vous accompagner.

À ce stade, vous vous demandez peut-être :

“Mais alors, pourquoi les végétariens n’ont pas de compulsions sur la viande alors s'ils sont en restrictions ?”

Et bien, toutes les restrictions n'amène pas à de la frustration ;)
Et heureusement ! :) 

La grande différence se base sur le fait que certaines  personnes vont poser le choix de restreindre certains aliments en étant entièrement alignées avec leurs valeurs et leurs besoins. Contrairement à d’autres personnes qui vont le faire à l’encontre de leurs besoins et de leurs valeurs. En fin de compte, tout est une question de perception. Les végétariens ne ressentent pas de frustrations dans leurs restrictions, car les raisons pour lesquelles ils vont choisir de se restreindre sont en général des raisons liées à des aspects très importants pour eux (ex. : l’éthique, l’environnement, à la santé, etc.) … C’est un choix  qui vient soutenir l’identité qu’ils veulent se construire. Et le plaisir de faire ce choix est plus fort que le plaisir de manger X aliment. C’est donc une dynamique très positive qui n’enclenche donc pas de compulsions alimentaires face à l’aliment restreint par conviction et valeur.

En plus de cela, une autre notion super importante est qu' il n'y a pas d'enjeu de résultat dans leur choix ! Du coup, il ne ressentent pas de stress sur le fait de réussir ou pas à manger en accord avec leur choix. Ils mangent tout simplement, sans se poser de questions. Contrairement aux personnes qui ont des compulsions et qui se font énormément de pression face à leur alimentation ou leur compulsions. D'ailleurs, c'est aussi pour cela que le focus sur le poids est un des pires ennemis pour faire face aux compulsions alimentaires.

Les compulsions alimentaires sont liées à des frustrations alimentaires mais aussi psychoémotionnelles - #CompulsionsAlimentaires #LibreDeManger

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À partir de quand alors des restrictions peuvent-elles déclencher des compulsions alimentaires ? 

Et bien, c’est lorsque vous commencez à vous restreindre pour les mauvaises raisons. L’état d’esprit des personnes faisant des restrictions qui conduisent à des compulsions alimentaires n’est pas du tout le même que ceux qu’ils le font par conviction. En général, c’est à cause d’un sentiment de mal-être dans sa vie et bien souvent plus particulièrement dans son corps que ces personnes commencent à entreprendre des restrictions. Du coup, beaucoup d’entre elles sont confrontées à des dilemmes intérieurs du genre : “ Ah, non, j’en ai très envie, mais je ne dois pas manger ça”. Dans ce cas-là, la perception de la restriction est totalement autre. Le fait de se restreindre ne vient plus vous soutenir dans un choix, un trait de votre personnalité ou de vos valeurs, mais vient surtout révéler un mal-être intérieur qui va donc se traduire extérieurement par un cadre soumis à des règles alimentaires. C’est dans ce cas que les restrictions alimentaires vont malheureusement conduire à un sentiment de frustration qui s’active et donc qu’on observe des compulsions alimentaires. Et de manière générale, les personnes souffrant de compulsions alimentaires sont en général les rois et les reines de la restriction alimentaire avec des règles bien précises au quotidien pour ne pas craquer ou manger ! N'est-ce pas ? 

C’est pourquoi, un des points fondamentaux de notre travail au long du programme “Libre de Manger” est d’aider nos clientes à s’autoriser à manger de tout. À force de se restreindre pendant des années, certaines clientes en viennent à avoir peur de manger certains aliments ou certains groupes d’aliments qu’elles considèrent plus “grossissants” que d’autres. En réapprivoisant ou plutôt en remangeant les aliments qu’elles s’interdisaient, nos clientes se rendent généralement compte que leurs envies de ces aliments tout comme leurs frustrations diminuent par la même occasion.  On en reparlera dans la troisième partie du dossier.

Avec du recul, c’est évident que si l’on vous interdit quelque chose, cela a plus de chance de susciter votre intérêt que de vous le faire oublier. Comme le dit bien le dicton : “ Tout ce à quoi vous résistez persiste”. C’est vraiment une loi et vous le comprendrez d’autant mieux avec l’exemple ci-dessous.

Que feriez-vous si un ami vous disait : "Ne regarde surtout pas derrière toi !" ? Est-ce que vous l’écouteriez gentiment ou bien est-ce que par instinct vous vous retourneriez directement ? Allons, soyons tous honnêtes, ce serait plutôt la seconde option, n’est-ce pas ? Et bien, le cerveau, c’est exactement la même chose. Dès qu’il perçoit un interdit, il fonce le transgresser. C’est pourquoi les gens souffrants de TCA qui ont généralement beaucoup de règles et d’interdits alimentaires ont beaucoup plus de chances de se sentir frustrés et donc de craquer par la suite.

Intolérances alimentaires et problèmes de santé

À ce stade, si vous avez des intolérances ou problèmes de santé qui vous obligent à restreindre votre alimentation, vous vous dites peut-être… C’est bien beau tout ça, mais moi je ne peux pas manger X aliments à cause de ma maladie.

Deux points importants à prendre en compte : 

Est-ce que le fait de ne pas manger ses aliments vous frustre et vous en mourrez d’envie ? 

1) Si la réponse est non, et bien top ! Continuez ! :)

2) Si la réponse est OUI, alors lisez le prochain paragraphe ;) 

L’idée ici est que vous reprogrammiez votre cerveau sur le plaisir que vous obtenez quand vous mangez ces aliments.

En vrai, est-ce que vous avez vraiment du plaisir à les manger surtout quand vous en bavez après avec les conséquences d'en avoir mangé ? 

Peut-être que vous me répondrez : les deux !

Ce qui se passe c’est que vous donnez beaucoup d’importance et de poids émotionnel sur la perception de plaisir immédiat de les manger… Votre focus est sur : "J'aime trop cette aliment, c'est trop bon". 

Dans ce cas, cela va être important de mettre autant de focus et de prendre le temps de ressentir les conséquences qui vous fait du mal (sans pour autant culpabiliser, c’est fait, cela ne sert a rien de ressasser). Donc bien rester focus sur la douleur que vous ressentez physiquement. Pour que le cerveau commence à associer l’idée que manger X aliment = douleur, et non plus plaisir.  À côté de cela, c’est tout aussi important de prendre conscience de comment vous vous sentez quand vous n’en mangez pas, pour montrer à votre cerveau à quel point vous vous sentez mieux SANS ces aliments.

Un peu comme les personnes qui n’arrivent plus à manger d’huitres, parce qu’un jour ils sont tombés malades et donc maintenant ils n’arrivent plus à en manger. Vous voyez l’idée ?

Inversez la notion de plaisir de manger l'aliment, plutôt que de la voir sur le fait de le manger, on reprogrammer sur le fait que c'est mieux de ne pas le manger :) 

Rééquilibrage alimentaire, régimes, plans alimentaires qui empirent les compulsions alimentaires

Reequilibrage alimentaire - Etes vous sure de ne pas faire encore un regime

En parlant de frustrations, on ne peut évidemment pas échapper à parler des fameux “régimes”. Aujourd’hui, dans le domaine de l’alimentation et du bien-être, le mot “régime” a perdu en cote. Et oui, ces dernières années, beaucoup d’individus se sont rendu compte que les régimes à long terme ne marchaient pas. Pourquoi ? Parce qu’ils engendraient … des frustrations, de grosses frustrations ! Pourquoi les régimes ne fonctionnent pas ? Et pourquoi engendrent-ils des frustrations qui conduisent elles-mêmes à des compulsions alimentaires ? On vous explique tout ! 

Très souvent, la plupart des gens se lancent dans un régime avec pour objectif de perdre du poids. S’il n’y a rien de “mal” à vouloir s’affiner ou perdre des kilos superflus, c’est la manière et le système que vous allez utiliser pour perdre du poids qui va être décisif pour votre réussite. En se lançant dans un régime à court terme, la plupart des gens ignorent les conséquences que cela implique et qu’ils risquent de subir à long terme. De nombreuses études scientifiques révèlent aujourd’hui que si un régime permet effectivement de perdre du poids à court terme, à  long terme, tous les kilos seront repris voire même plus de kilos qu’auparavant.

Et ça, c’est juste la réalité en ce qui concerne le poids de la personne. On ne vous parle absolument pas des conséquences émotionnelles, psychologiques ou encore sur votre santé. Vous imaginez bien que quelqu’un qui a beaucoup perdu puis beaucoup repris du poids aura évidemment plus de difficulté à retrouver une bonne estime de soi. Cette personne devra non seulement vivre avec tous ses kilos en trop, mais devra également faire face à ce qui apparaîtra comme un “échec” à elle-même, mais également aux yeux des autres. Au fur et à mesure, c’est donc un véritable cercle vicieux qui se crée autour de vous sans même que vous ayez eu le temps de vous en rendre compte. On vous en parle plus bas ;) 

Cela m’amène évidemment à vous mettre en garde contre les soi-disant “plan alimentaire” ou “rééquilibrage alimentaire”. Car au final, même s’il s’agit de mots différents, ils déclenchent le même cercle vicieux que le régime si 1) ils ne sont pas rattachés à des convictions entièrement alignées avec qui vous êtes réellement ou encore si 2) le résultat souhaité via ce rééquilibrage est un grand enjeu pour vous. Vous utiliserez peut-être les termes de “rééquilibrage alimentaire” ou “plan alimentaire” pour vous donner bonne conscience, mais au final, il s’agira du même schéma que celui des “régimes”. 

Il ne s’agit pas de jeter la pierre à ces mots, d’en avoir peur ou de les bannir définitivement de votre vocabulaire. Il s’agit plutôt de savoir ce que vous mettez vraiment derrière ces termes. Si les mots “rééquilibrage alimentaire” ou encore de “plan alimentaire” sont simplement un moyen détourné (que cela soit conscient ou inconscient d’ailleurs) de vous imposer encore une fois des règles alimentaires venant de quelqu’un d’autre plutôt que des choix personnels en accord avec ce qui est important pour vous, cela revient exactement au fait de vous mettre au régime. Par conséquent, même si vous employez des mots différents, vous risquerez de subir les mêmes conséquences à long terme. On parle ici bien évidemment d’un grand sentiment de frustration qui pourra déclencher des compulsions alimentaires.

D'ailleurs, voyons de plus près dans quel cycle infernal vous allez vous mettre avec ces règles alimentaires. 

Si vous faites un #rééquilibragealimentaire dans le même état d'esprit qu'en faisant un #régime... Alors votre cerveau ne comprends pas la différence ! #CycleInfernalDesRegimes #CompulsionsAlimentaires #LibreDeManger

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Cycle infernal des régimes qui alimente les compulsions alimentaires

Vous faire prendre conscience du cycle infernal auquel un régime peut être à l’origine, c’est non seulement pour vous aider à en sortir le plus vite possible, mais également pour faire de la prévention. Si toutes les personnes qui se lançaient dans un régime connaissant les dommages collatéraux qui vont avec, elles réfléchiraient deux fois  avant d’en entamer un.

Le problème avec le “régime”, ce n’est pas le mot en soi, c’est plutôt toutes les émotions désagréables qui vont avec. Avez-vous déjà rencontré quelqu’un qui vous a dit : “ Ah yes ! Tu sais quoi ? A partir de demain je vais faire un régime, je suis trop contente ! “. La plupart des fois, non, ce n’est pas comme ça, n’est-ce pas ? En général, les gens vous regardent tristement en soupirant et vous disent : “ Faut absolument que je me mette au régime, j’en peux plus de tous ces kilos, mon corps me dégoûte.” C’est donc à partir des émotions telles que la culpabilité, de dégoût, tristesse ou encore de la frustration que vous allez entamer un régime. Et ces émotions ne vont être qu’amplifiées au fur et à mesure. Et oui, c’est ce que vous ressentirez dès que vous vous permettrez le moindre écart. 

Or si vous réfléchissez bien, la première fois que vous avez tenté un régime pour perdre du poids, c’était sûrement parce que vous ne vous sentez pas bien dans votre corps. Le problème n’est donc pas tant la nourriture, mais plutôt le rapport que vous entretenez avec votre corps. Voici un parallèle assez parlant : il s’agit de pays bien intentionnés qui envoient de la nourriture à des pays plus pauvres. Si leur but est bien noble, en leur envoyant systématiquement à manger, ils les maintiennent dans une situation de dépendance. Que se passerait-il si au lieu de leur envoyer à manger, ils leur envoyaient des gens pour les former et leur apprendre à cultiver leur terre et à pêcher ? Ces pays pauvres le seraient moins et auraient surtout la possibilité de devenir autonomes. 

Avec les régimes, vous faites exactement la même chose. Vous vous maintenez esclave de règles alimentaires extérieur pendant un certain temps et une fois sorti de ce cadre, vous avez du mal à réapprivoiser votre liberté.

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Et s’il existait une autre option, peut-être plus exigeante, dans un premier temps, que le simple suivi de règles alimentaires, mais qui à long terme ne déclenchent aucun cercle vicieux, mais au contraire un cercle vertueux ?

Nous détaillerons tout cela en profondeur dans le prochain dossier “Comment se libérer des compulsions alimentaires”. En attendant, pour prendre pleinement conscience de tout le cercle vicieux que créent les régimes, on vous invite à visionner cette vidéo, si vous le désirez. Sandra vous explique plus en détail le cycle infernal des régimes.

Si nous avons longuement développé la notion de “régimes” ici, c’est avant tout sur les “régimes amincissants” que nous nous sommes concentrés. C’est sur l’état d’esprit qui va avec les régimes amincissants que nous voulions vous mettre en garde. 

“La folie, c'est de refaire toujours la même chose, et d'attendre des résultats différents” - Albert Einstein 

D’ailleurs cela nous ammène à un point important !

Chez Sandra FM nous n’aidons pas les personnes dans une démarche exclusive de perte de poids, vous pouvez regarder la vidéo de Sandra qui explique “Pourquoi elle ne vendra plus jamais de programme de perte de poids”.

Évidemment, nous ne sommes pas CONTRE la perte de poids en soi, mais plutôt sur le focus du poids. Nous voyons bien trop de personnes se punir au quotidien parce qu’elles ne perdent pas les kilos désirés. Pourtant, le poids n’est qu’un moyen de détourner un mal-être intérieur. Ici, nous aidons nos clients à aller au-delà du poids, à se reconnecter à ce qui est réellement important pour eux dans la vie, à pouvoir manger en paix sans se prendre la tête, à se sentir bien dans leur peau peu importe leur taille, et à se libérer du poids du mal-être surtout !

Après la lecture de ces derniers paragraphes, vous aurez compris qu’une des clés pour sortir des compulsions alimentaires, c’est de sortir à tout prix de toutes les restrictions alimentaires, peu importe la forme ou le nom qu’elles revêtent, si elles déclenchent une sorte de frustration. Soyez vraiment conscient qu’ils existent vraiment d’autres alternatives pour apprendre à sentir bien, à aimer son corps. Et vous saurez même étonné qu’à partir du moment où vous êtes en paix avec votre corps et que vous commencez à l’aimer tel qu’il est à l’instant T pour ce qu’il est, votre vie sera d’autant plus légère et vous pourrez faire plein de choses que vous pensiez impossibles avant. Ce qu’il est vraiment important de comprendre ici, c’est que vous pouvez vraiment obtenir les (vrais) résultats que vous voulez (aka vous sentir bien dans votre corps, etc.)  sans passer par les frustrations émotionnelles et psychiques qu’impliquent les régimes. On vous laisse ici quelques histoires inspirantes de nos clientes du programme Libre de Manger, pour vous motiver et vous montrer que c'est possible :)

Il est maintenant temps de faire un zoom sur les frustrations psychoémotionnelles auxquelles beaucoup de personnes sont confrontées. 

Les frustrations psychoémotionnelles

Si les frustrations dans le domaine de l’alimentation jouent un rôle non négligeable pour expliquer l’origine de l’obsession et de l'envie de manger compulsive, ce n’est pas systématiquement le cas. En effet, un grand nombre de personnes nous partagent chaque jour qu’elles n’ont jamais fait de régimes et que pourtant leur rapport à la nourriture est chaotique. Dans d’autres cas, certaines personnes ont expérimenté des régimes, mais ont pris conscience que les régimes avaient des conséquences néfastes à long terme et s’étaient depuis longtemps déjà réconciliées avec tous les aliments.

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Alors pourquoi les compulsions alimentaires persistent-elles chez ces personnes me demanderez-vous ?

Et bien, de nouveau, on va vous parler de frustration. En revanche, cette fois-ci, il ne s’agit pas de frustrations alimentaires, mais de frustrations en lien avec soi-même ou provenant du monde extérieur.

Le rapport à soi-même et les compulsions alimentaires

De nombreux facteurs peuvent expliquer qu’à l’âge adulte et même adolescent, nous ressentions sans même en avoir conscience parfois des frustrations. Quelles sont ses frustrations ? Quelles sont les sources de ces frustrations ? Avant même de vous parler concrètement des frustrations que l’on peut entretenir par rapport à soi, on va vous parler du pourquoi nous sommes amenés à ressentir des frustrations par rapport à soi.

Nous sommes des êtres sociaux et que nous vivons en société. Qui dit “société” dit famille, amis, entourage, etc. Si on met ici l’accent sur le fait que nous évoluons et grandissons au sein d’une société et donc à travers le regard de nombreux individus (parents, professeurs, autres enfants à l’école … ), c’est pour vous expliquer que le regard de ces individus n’est pas sans conséquences (qu’elles soient perçues comme positives ou négatives) sur la manière dont vous allez vous percevoir. 

Notre image et votre identité se construisent dès le plus jeune âge, c’est souvent le regard de nos parents, de nos amis et des adultes autour de nous qui nous façonnent. 

Que ce soit via des mots, des expériences, des événements spécifiques, tout ce que vous vivez dans votre vie va influencer la perception que vous avez de vous-même.

Or, si au long des années vous avez plutôt intégré une mauvaise image de vous : 

“Je ne suis pas assez si ou assez cela”

“Je ne mérite pas…”

“Je manque de confiance en moi”

“Je suis trop grosse/maigre/grande/petite…”

etc. etc. etc.

Bien souvent, ce mal-être intérieur est également lié à un fort niveau d’exigence ou encore à un grand besoin de contrôle sur ce qui nous entoure et dès que les choses ne se passent pas comme prévu, voilà qu’on se colle des étiquettes au front comme quoi “on est nul” (ou parfois, bien plus violentes encore…)

Vous générez alors une sorte de mal-être intérieur qui provoque une certaine frustration, car il y a un décalage entre ce que vous percevez être et ce vous vous aimeriez être. 

En plus de cela, il y a un autre aspect que nous observons très souvent chez nos client(e)s, l’idée de se créer une identité forte de soi lié au par rapport à la nourriture “je suis boulimique”, “je suis addict à la nourriture”, “je suis…” Si vous n’avez pas lu le premier dossier, on vous invite à le lire, car nous expliquons en détail pourquoi ce genre de phrases ont un impact sur vous et comment les transformer ;)  

Si vous lisez ce dossier c’est possible que vous ayez pris l’habitude de manger comme une façon de vous protéger de ce mal-être. Car sur l’instant T, manger provoque un shoot de plaisir au niveau du cerveau et vous fait oublier ce mal-être initial. Bon, après, on est d’accord, cela va sûrement créer un autre mal-être. Celui de ne pas être capable de gérer votre alimentation, mais ça on en reparle dans le prochain dossier ;)  

On vient  de voir que si la vision que vous avez de vous-même n’est pas en accord avec celle que vous souhaitez vous déclenchez ce que nous appelons une “frustration psychoémotionnelle”. Il arrive également que ces frustrations soient déclenchées (à vos yeux) par l’extérieur. Allez, on vous explique ça...

Se sentir comblé en ayant un rapport positif envers soi, son corps et la vie est essentiel pour ne pas avoir à se combler avec de la nourriture ! #CompulsionsAlimentaires #LibreDeManger

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L'environnement, les autres et l'envie de manger compulsive

Vous est-il déjà arrivé de recevoir une remarque de quelqu’un,  votre patron, votre chéri(e) ou autre personne et, sous le coup de l’émotion, d’aller vous précipiter dès que vous le pouviez sur toute la nourriture qui vous passez sous la main ? On l'a tous vécu ! Rassurez-vous, il n’y a rien de honteux à cela. Manger pour compenser une émotion désagréable est quelque chose de naturel, d’humain et qui est déjà arrivé à chacun d’entre nous. Là où cela peut devenir problématique, c’est quand vous mangez systématiquement dès que ça ne va pas, surtout si c’est courant de ne pas aller bien. Pour résoudre ce schéma, ce n’est pas tant sur la nourriture qu’il convient de travailler, du moins pas seulement, mais surtout sur votre manière de percevoir les évènements et leur impact émotionnel sur vous.

L'importance de change notre perception sur ce qui nous arrive pour réduire les compulsions alimentaires 

En effet, très souvent, ce ne sont pas les évènements en soi qui sont douloureux ou simplement désagréables, mais c’est la manière dont nous percevons ces évènements et la signification que nous leur donnons qui vont nous faire ressentir soit une émotion agréable soit une émotion désagréable (rappelez-vous, il n’y a pas d’émotions positives ou négatives, toutes ont un rôle).

Sandra donne souvent un exemple très parlant qu'on vous retranscrit ici :

Imaginez que votre chéri(e) passe la soirée à l’extérieur avec des ami(e)s. Vous pouvez réagir de bien des manières, mais nous allons ici nous focaliser sur 2 réactions différentes :

  1. "Oh, non, je vais être tout(e) seul(e) toute la soirée, je me sens seul(e), c’est déprimant" → et hop... "je me rue sur la bouffe".
  2. "Oh yes ! Une soirée rien que pour moi, je vais me chouchouter et me cocooner. C’est parti pour une soirée en amoureux avec moi-même" :-) 

Cet exemple est vraiment caricatural, mais montre bien que c’est de nos perceptions et donc nos pensées que découlent nos émotions et non pas l’inverse. Ici on peut observer que ce n’est pas la solitude en soi qui génère l’envie de manger, mais bien la perception négative de la situation face à soi-même qui déclenche une frustration… Et qui dit frustration, dit compulsions, si c’est votre moyen de vous protéger du mal-être ;)

Et c'est la même chose pour les critiques et les remarques que les autres nous font...

De nouveau, si l’on veut changer un schéma réactionnel qui est néfaste à long terme, comme les compulsions alimentaires, c’est avant tout sur nos perceptions et nos pensées qu’il va falloir travailler au préalable.

A ce stade, vous comprenez mieux pourquoi on vous disait que le programme Libre de Manger est un accompagnement hyper complet dont on est fières ! ;) On va vraiment reprogrammer votre cerveau que ce soit par rapport à la nourriture, mais aussi de la vie en général ;) Et c'est ce qui fait la force de ce programme :) 

Oser être soi-même pour ne plus avoir besoin de se combler avec la nourriture.

Un autre point qui nous paraît essentiel de présenter ici c’est l’idée d’oser être soi-même et de faire des choix en accord avec 1) qui vous êtes réellement et 2) ce qui est important pour vous. On ne compte plus le nombre de fois où nous avons entendu des femmes nous dire avoir du mal à prendre soin d’elles. 

Normal ! D’une part, pourquoi prendre soin de soi si on ne s’aime pas ? Et en plus, si on ne prend pas soin des autres avant de prendre soin de soi, on va être incomprise, rejetée, etc. Ça, c’est ce que pensent les personnes qui n’arrive pas à se mettre en priorité. Prendre soin de soi, est-ce réellement de l'égoïsme ? Regardons de plus près… 

Quand vous vous dévouez aux autres, que vous ne prenez plus de temps pour vous, les enfants, le mari, les travail, les amis… Vous êtes le pilier et toujours là pour les autres, comme si vous n’aviez pas le droit d’aller mal. Vous souriez pour faire semblant que ça va, vous gérez comme vous pouvez... Bref, vous mettez un masque pour être apprécié par ceux qui vous entoure. Comment vous sentez-vous réellement ? Êtes-vous au top de votre forme ? J’imagine que la réponse est “je ne suis pas bien, je suis fatigué, j’en peux plus…

Alors, peut-être qu’il est grand temps d’enlever le masque !

En prenant un peu plus de recul, ne croyez-vous pas que ce serait bien plus altruiste de prendre soin de vous pour être au top de votre forme, avec une superbe énergie et donner la meilleure version de vous-même aux autres ? 

Bah oui, quand on se sent en forme, on a plus de patience, on communique mieux, on donne le meilleur de soi...

Rappelez-vous d’une chose : Quand vous dites OUI aux autres, vous vous dites NON à vous-même !

Et là encore, ça peut générer des compulsions, car vous ne vivez pas vraiment pour vous, en accord avec qui vous êtes réellement… Et donc, il y a encore un décalage qui se construit et des frustrations qui apparaissent du fait d’avoir l’impression de ne pas savoir faire autrement. Vous commencez alors à ressentir un vide intérieur qui se crée et qui est comblé avec la nourriture. Le but est d'apprendre à vous connaitre pour vous combler autrement qu'en mangeant

C’est pourquoi un des piliers du programme Libre de Manger que nous enseignons à nos clientes réside dans l’apprentissage à gérer leurs émotions, à changer leurs perceptions et surtout à réagir adéquatement à tous les aléas et les challenges que la vie peut leur apporter.

L’idée ici n’est pas de faire à tort et à travers de la psychologie positive en affirmant que tout est bien et que tout va bien. Non, bien au contraire, l’idée, c’est de voir les choses telles qu’elles sont, sans fuir ce qui arrive, de vivre la situation et de la résoudre en accord avec nos valeurs et besoins. Bien réagir et agir en temps de crise, c’est une qualité qui peut s’acquérir avec de la patience et de pratique. Tout cela en accord avec qui vous êtes et ce qui est important pour vous. Au début cela demande de la patience si ce n'est pas votre mode de fonctionnement naturel, c’est d’ailleurs pour cela que le programme prend nos client(e)s par la main, pas à pas pour que cela devienne tout à fait réalisable et plus rapide du fait d'être accompagné(e) !

L’objectif ici, c’est de vous rappeler que c’est vous et vous seul qui êtes aux commandes de votre vie. Qu’ils s’agissent de paroles blessantes ou d’évènements douloureux, vous avez toujours le choix 1) de faire de votre vécu une force ou au contraire 2) de rester en mode “victime”/bébé en laissant les évènements et les autres faire de vous une marionnette et définir la personne que vous êtes. 

Alors, il est grand temps de rallumer les étoiles  - Guillaume Apollinaire

Conclusion

Voilà pourquoi vous avez des compulsions alimentaires. Comme vous avez pu le constater, dans ce dossier, nous avons au final très peu parler de nourriture. Cela résume assez bien l’idée que nous souhaitions faire passer : les problèmes alimentaires sont rarement en lien avec l’alimentation en soi.

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"Comment se libérer de l'obsession et des compulsions alimentaires" ;) 

N’importe qui saura vous dire que les légumes et les fruits sont excellents pour la santé, que boire suffisamment est important et que pratiquer une activité physique régulière contribue au bon fonctionnement du corps et de l’esprit. Il n’y a rien de nouveau ni de surprenant dans ce discours. Alors si tout le monde sait si bien l’idéal code de conduite alimentaire, mais que personne ne réussit à l’appliquer véritablement, n’est-ce pas bien la preuve que le problème ne se situe pas dans l’assiette, mais autre part ?

Les frustrations qui vous habitent sont là pour exprimer que quelque chose ne va pas, prenez le temps de les accueillir, de les apprivoiser et de les comprendre. Cela vous aidera à mieux vous connaitre pour mieux gérer vos compulsions alimentaires.

On aurait pu rester des heures à vous parler de vos envies de manger compulsives... Si déjà vous prenez en compte tout ce dossier, vous allez clairement faire des pas de géants ;) 

Dans notre prochain dossier, nous vous expliquerons “comment vous libérer des compulsions alimentaires” Même si bien sûr, ici déjà et dans le premier dossier vous avez pas mal de pistes ;) 

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Ça nous fera super plaisir d'avoir votre retour
après les heures qu'on a passé à écrire ce dossier pour vous :)

Cet article a été écrit par Marie, notre superbe rédactrice et Sandra FM.

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